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| SUVIMAX : une étude intéressante |
L'étude SUVIMAX a été présentée en juin 2003 par son coordinateur Serge Hercberg.
13017 volontaires (5141 hommes de 45-60 ans et 7886 femmes de 35-60 ans) ont été randomisés en deux groupes, pour recevoir pendant 7,5 ans en moyenne soit un complément alimentaire nutritionnel (6 mg de bétacarotène, 120 mg de vitamine C, 30 mg de vitamine E, 100 µg de selenium, 20 mg de zinc), soit un placebo. Les femmes présenteraient au départ un statut biologique (concentrations plasmatiques) nettement meilleur que les hommes en bétacarotène et en vitamine C.
Chez les hommes du groupe placebo, un risque plus élevé de cancers et de maladies cardiovasculaires est observé chez ceux ayant les niveaux les plus bas de bétacarotène plasmatique, celui-ci étant corrélé à la consommation de légumes et de fruits.
Chez les hommes du groupe compléments alimentaires, on observe au bout de 7,5 ans une diminution de 31 % du risque de cancers et une diminution de 37 % du risque de décès. Il n'y a pas eu d'effet observé pour la survenue de cardiopathies ischémiques, ni d'effet observé chez les femmes.
Ceci indique que cette supplémentation en 5 micronutriments permet d'obtenir une diminution du risque de cancers et de décès chez les hommes, cette supplémentation étant sans doute d'autant plus efficace que les apports sont bas initialement.
Cette supplémentation est nutritionnelle dans la mesure où elle fournit un pourcentage des AJR atteignables nutritionnellement sauf pour la vitamine E, mais elle s'éloigne fortement des ANC excepté pour la vitamine C.
Micronutriments apportés par SUVIMAX
| MICRONUTRIMENTS |
AJR |
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| B carotène |
125 % |
286 % |
286 % |
| Vitamine C |
200 % |
109 % |
109 % |
| Vitamine E |
300 % |
250 % |
250 % |
| Selenium |
300 % |
167 % |
200 % |
| Zinc |
133 % |
167 % |
167 % |
Elle ne permet pas d'identifier le ou les nutriments antioxydants protecteurs, mais elle indique que c'est sans doute l'ensemble qui interagit pour obtenir ce résultat.
Ainsi les compléments alimentaires à dose nutritionnelle sont un moyen supplémentaire de réduire le risque de cancers, en complément des conseils d'équilibre alimentaire. Ils semblent d'autant plus utiles que les apports sont insuffisants au départ.
D'autres études sont nécessaires pour montrer qu'un bénéfice peut être obtenu lorsque le risque cardiovasculaire est élevé, dans la mesure où il ne s'agissait pas dans l'étude Suvimax d'une population à haut risque. |
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