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La péri-ménopause et la ménopause
A la fleur de l’âge, la femme a envie de rester belle et dynamique. Le fonctionnement ovarien est très irrégulier pendant quelques années puis s’arrête. Sa peau devient plus sèche, elle peut avoir des bouffées de chaleur, être troublée dans son sommeil, se sentir fatiguée ou triste, ou encore souffrir de douleurs articulaires.

Autour de 50 ans, les déficits les plus fréquemment rencontrés sont les déficits en calcium, responsables de risque accru d’ostéoporose ; les déficits en magnésium, à l’origine de signes de fatigue et d’hyperexcitabilité musculaire ; les déficits en vitamines du groupe B qui retentissent sur la mémoire et la vitalité des ongles et des cheveux.

En savoir plus sur la péri-ménopause

En savoir plus sur la ménopause


Se supplémenter lors de cette période charnière qu’est la péri-ménopause est capital car le fonctionnement ovarien est irrégulier.

La prise en charge doit être adaptée et sur mesure, mais est très difficile en raison des variations majeures d’un cycle à l’autre (cf la prise en charge du SPM dont les effets sont très augmentés lors de cette phase de la vie de la femme).

Les vitamines antioxydantes (caroténoïdes, vitamine C, vitamine E), le sélénium et les acides gras essentiels (oméga 3) sont recommandés pour la prévention cardio-vasculaire, celle de certains cancers et pour pallier les différents signes liés à une augmentation de production des radicaux libres : peau sèche, vieillissement cutané …

Les isoflavones de soja ont une structure naturelle proche de celle du 17 Béta-Estradiol. Elles ont un effet « estrogène-like » avec très peu de risque de surdosage. Dans les phases de périménopause où quelques bouffées de chaleur apparaissent, les phyto-estrogènes (60 mg d’isoflavones de soja) donnent des résultats satisfaisants, en particulier chez les patientes qui ne souhaitent pas prendre d'hormones.

La supplémentation en calcium est indispensable pendant et après la ménopause.

Les sources de calcium alimentaire sont bien connues : lait, produits laitiers, eaux, légumes, mais parfois consommées en quantité insuffisante pour couvrir les nouveaux besoins ( ANC= 1200 mg/jour).

Les déficits en micronutriments sont fréquemment rencontrés au cours de la ménopause. Ils résultent de la diminution des hormones sexuelles et d'autres facteurs tels que le vieillissement physiologique ou le contexte psychologique.

A cette période de la vie d'une femme, le statut en fer s'inverse et devient le plus souvent positif (sauf si elle ne mange pas de viande rouge). Cela s'explique par l'arrêt des règles. La supplémentation en fer n'est donc conseillée que si la consommation en viande rouge est insuffisante (ce qui est rare).

En revanche, on retrouve fréquemment des déficits en zinc, sélénium, cuivre et chrome. Comme pour toutes les autres périodes de la vie, on peut recourir à des compléments alimentaires comprenant :

· du fucus, de la gomme de guar ou de la    pectine pour diminuer la sensation de faim et
  limiter ainsi la prise de poids,
· de la reine des prés pour drainer et diminuer   la rétention d’eau,
· du thé vert pour augmenter la dépense   énergétique,
· de la vigne rouge, du cassis, du raisin,
   des myrtilles ou des queues de cerise
pour   diminuer la sensation de jambes lourdes,
· du magnésium, de la vitamine C, des acides    gras essentiels, des vitamines du groupe B   ou du ginseng pour la fatigue et l’entretien
  de la mémoire,
· de la fleur d’oranger contre les sautes   d’humeur,
· de la vitamine D : il a été constaté un déficit   en vitamine D chez les femmes dans 7   régions sur 9 en France (étude SUVIMAX),   d’où l’intérêt d’une supplémentation en   vitamine D, notamment pour la fixation du
  calcium.


Avec la contribution du Dr Joëlle Bensimhon, médecin gynécologue, Paris,
et du Dr Catherine Serfaty-Lacrosnière, médecin nutritionniste, Paris.